29 Avril 2013
C’est une bonne nouvelle pour l’apiculture et pour les pollinisateurs : aujourd’hui, suite au vote des Etats membres, la Commission européenne a annoncé qu’elle interdirait l’utilisation de l’imidaclopride, du thiaméthoxam et de la clothianidine pour le traitement de semences, de sols, et en pulvérisation, à compter du 1er décembre 2013. Cette interdiction concerne les plantes attractives pour les abeilles, et les céréales semées de janvier à juin. L’essentiel des céréales à pailles cultivées en France n’est donc malheureusement pas concerné.
Mais c’est toute de même un premier pas ! Vous lirez la réaction de l’UNAF ci-dessous.
Bien cordialement,
COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UNAF
Commission européenne retire enfin trois molécules reconnues dangereuses pour les abeilles. Pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française, après plus de 15 ans de lutte acharnée, c’est un grand jour mais ce n’est qu’un premier pas pour la protection de l’apiculture, des pollinisateurs et de l’environnement.
Les Etats membres de l’Union européenne se réunissaient ce matin pour statuer sur le retrait de trois molécules néonicotinoïdes : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxam (substances actives à la base des préparations : Gaucho, Cruiser, Poncho, Cheyenne, etc.)
Malgré le lobbying acharné des fabricants de ces pesticides, 15 Etats membres, dont la France et l’Allemagne, ont soutenu la proposition de la Commission européenne de suspendre pour deux ans l’utilisation en enrobage de semences, en traitement de sol et en pulvérisation de ces trois pesticides, responsables de la mort de milliers de colonies d’abeilles. Bien que ce nombre ne suffise pas à atteindre une majorité qualifiée, le Commissaire européen Tonio Borg a annoncé que la Commission irait au bout de sa proposition et que l’interdiction entrerait en vigueur à compter du 1er décembre 2013.
L’UNAF salue la position du ministre de l’Agriculture française Stéphane Le Foll qui avait retiré, dès juin 2012, l’autorisation du Cruiser sur colza.
Cette décision intervient à la suite des trois avis du 16 janvier dernier de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) identifiant des risques importants pour les abeilles induits par ces molécules et non pris en compte au moment de leur évaluation et de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques contenant l’une d’elles .
Pour Olivier Belval, « Ce vote marque enfin la reconnaissance du combat des apiculteurs et de l’UNAF contre ces insecticides neurotoxiques. Pendant 15 ans, les abeilles et les apiculteurs ont été victimes de ces produits. Il est indispensable que cette décision se poursuive au-delà des deux ans annoncés, et surtout qu’elle recouvre l’ensemble des cultures ».
Car, aujourd’hui, ni les céréales à pailles semées en hiver, ni les betteraves, ni les traitements en forêts ne sont concernés par cette interdiction. Ces produits présentent pourtant une très importante persistance dans le sol, les rendant ainsi capables de contaminer les cultures suivantes ou les plantes adventices. En France, c’est un tiers des céréales à pailles qui est traité avec les néonicotinoïdes , alors que ces mêmes cultures sont utilisées en rotation avec du tournesol, très attractif pour les abeilles !
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« Semaine sans Pesticides » : Il y a urgence !
MERCREDI 27 MARS 2013 :
Journée de mobilisation nationale de l’Union Nationale de l’Apiculture Française et de ses syndicats à Paris et auprès des Préfets de région
Le délégation des apiculteurs de la Région Rhône-Alpes, devant la Préfecture.
À Lyon, une délégation d’apiculteurs de la région Rhône-Alpes, conduite par la Fédération Apicole Rhône-Alpes (FARA), en présence de M. Olivier Belval Président de l’UNAF, a déposé une requête auprès de M. le Préfet de Région, demandant au ministre de l’Agriculture M. Stéphane Le Foll, l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes sur le territoire français quelle que soit la décision de l’Union Européenne.
L’UNAF demande à l’Etat français et en particulier, au Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll d’interdire dès à présent les pesticides néonicotinoïdes (Cruiser, Gaucho, Cheyenne, etc.) reconnus toxiques pour les abeilles par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Aujourd’hui, le ministère dispose de tous les éléments nécessaires pour agir.
Attendre plus longtemps serait inacceptable en raison des pertes d’abeilles engendrés et irait à l’encontre des objectifs du plan de développement durable de l’apiculture qu’a présenté Stéphane Le Foll, le 8 février 2013.
L’UNAF demande en outre à l’Etat français et en particulier, au Ministre Stéphane Le Foll de tout faire pour convaincre les autres Etats de l’Union européenne d’adopter l’interdiction au niveau européen proposée par la Commission Européenne à Bruxelles.
Le constat est implacable : les insecticides néonicotinoïdes mettent en danger le rôle irremplaçable des pollinisateurs, actuellement évalué à 21,8 milliards d’euro par an dans l’UE.
Depuis le milieu des années 90, les apiculteurs déplorent des taux de surmortalité considérables. Chaque année, c’est en moyenne 30% du cheptel qui doit être renouvelé par notre filière, soit plus de 300 000 colonies.
La production annuelle française de miel, elle, est passée de 32000 tonnes avant 1994 à 16000 tonnes en 2012.
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ENFIN, QUAND MÊME ... ET CE N’EST PAS TROP TÔT !
L’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fait paraître le 16 janvier 2013, trois avis majeurs reconnaissant enfin l’impact de trois molécules néonicotinoïdes sur les abeilles (thiaméthoxam, imidaclopride et clothianidine).
Vous lirez la réaction et les demandes de l’UNAF dans le communiqué suivant :
Lire le communiqué de presse de l’UNAF
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REUNION ANNUELLE DE L’APICULTURE DANS LE RHONE
Samedi 19 janvier 2013
École vétérinaire (VETAGRO) de Marcy-l’Étoile.
Plus de 200 apiculteurs se sont réunis dans l’immense amphithéâtre de l’école vétérinaire pour les assemblées générales de la « Coopérative Apicole du Rhône », du « Groupement de Défense Sanitaire du Rhône » et du « Syndicat d’Apiculture du Rhône ».
Les mortalités de colonies ainsi que le problème des pesticides, ont été encore une fois à l’ordre du jour.
Le département du Rhône en 2012, a échappé à l’arrivée du frelon Vespa-Vélutina, mais pour combien de temps encore ...

- Syndicat d’Apiculture du Rhône
Vue partielle des apiculteurs présents dans le grand amphithéâtre de l’École Vétérinaire VETAGRO de Marcy l’Étoile près de LYON
Lire le compte rendu d’Emmanuelle BOUGRELLE
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Le 26 décembre 2012, après 6 années d’attente, le frelon asiatique a été classé comme danger de deuxième catégorie pour la santé de l’abeille par le ministère de l’agriculture.
C’est une procédure récente et le frelon est le premier à être ainsi classé. Il devrait aussi être très prochainement classé « espèce exotique envahissante » par le ministère de l’environnement.
Ces classifications complémentaires nous semblent représenter une réelle avancée, car cela devrait permettre la mise en place d’un plan de lutte organisé et l’élargissement des moyens d’actions. Nous avons enfin l’impression d’être entendus.
Lire l’information donnée par l’UNAF

- Vespa-Velutina à Agen
Vespa-Velutina devant les ruches de démonstration, lors du "Premier Congrès Européen de l’apiculture" à Agen le 11 octobre 2012.
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Plan de développement durable de l’apiculture - octobre 2012
Il ne doit pas y avoir en France de territoire où les abeilles n’auraient pas le droit d’exister.
Le service de pollinisation qu’elles assurent est un bien commun entre les apiculteurs, les agriculteurs et la société tout entière."
Cliquer sur l’îcone ci-dessous pour visualiser et télécharger le rapport de 31 pages établi par François Gerster (format pdf) :

- Oct 2012 Plan durable apiculture
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Selon le sondage IPSOS/UNAF réalisé au printemps 2011
88 % des Français ont pris conscience de la disparition massive des abeilles
et
81 % des Français placent les pesticides comme la première cause de disparition de nos chères abeilles.
L’action pollinisatrice des abeilles est connue de 77 % des Français
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Traitement par hélicoptère des maïs avec un produit à base de Deltaméthrine
Des milliers de ruches anéanties, la santé de nos concitoyens mise en péril,
quelle que soit la pression des lobbies, plus jamais cela S.V.P.
Simandres (Rhône)
C O M M U N I Q U E D E P R E S S E DE L’UNAF
Epandages aériens de pesticides : nous demandons une réelle interdiction !
En 2010, la loi Grenelle II posait le principe de l’interdiction des épandages aériens, sous réserve de dérogations exceptionnelles. Deux ans plus tard, les préfectures délivrent encore de très nombreuses dérogations, si bien que sur certains territoires, l’exception devient la règle !
Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Gers, Loiret, etc. Ces préfectures ont autorisé les épandages de pesticides par voie aérienne sur du maïs pour l’été 2012. D’autres départements seraient en passe de les suivre, comme les Landes. En Rhône-Alpes et en Bourgogne, les dérogations sont nombreuses sur la vigne. Tous ces épandages ont lieu en ce moment même, ou se dérouleront dans le courant de l’été.
Ce mode d’application présente des risques sanitaires réels pour les riverains. Les produits susceptibles d’être utilisés comportent des matières actives cancérigènes, des perturbateurs endocriniens ou des substances entrainant un risque d’effets néfastes pour le développement prénatal de l’enfant. Et dans la majorité des cas, la distance de sécurité de 50 m n’est pas de nature à rendre ces risques acceptables, comme l’indique un rapport co-rédigé par l’AFSSE et l’INERIS en 2005[1].
La biodiversité est aussi touchée. Par le passé, les abeilles en ont payé le prix fort. Les apiculteurs s’inquiètent des dérives inévitables de pesticides, d’autant plus en pleine floraison du tournesol. Ces mêmes dérives préoccupent grandement les agriculteurs biologiques, qui encourent le déclassement de leurs cultures.
Nos organisations demandent enfin le respect de la loi sur l’interdiction des épandages aériens. Une concertation doit être ouverte pour la révision de l’arrêté du 31 mai 2011 encadrant ce mode de traitement.
Lire le communiqué de presse de l’UNAF
Contre les épandages de pesticides aériens et terrestres
Pétition
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Les abeilles meurent en silence, dans l’indifférence générale.
Des ruchers entiers viennent encore de disparaître cet hiver 2011-2012 dans notre département du Rhône.
Colonie effondrée cet hiver. Dans la ruche, il ne reste que la reine et une vingtaine d’abeilles
Pour leur survie, les abeilles ont impérativement besoin de fleurs, mais de fleurs sans pesticides. Tout le reste est secondaire et quelquefois manipulation.
Malgré les interventions et des demandes d’explications de nos élus, les gouvernements successifs continuent à sacrifier sciemment les abeilles, à la grande satisfaction des lobbies des pesticides.
Mais à propos, les groupuscules qui ont été désignés comme nos représentants ne bougent pas et laissent faire. Bizarre !!!

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Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche ...
Traitements contre la chrysomèle du maïs, traitements contre la mouche du brou de la noix, traitements de la flavescence dorée de la vigne, traitements par enrobage des graines de semences avec des molécules de Thiamétoxam, Imidaclopride…, traitements des arbres fruitiers avant ou pendant floraison … :
Les abeilles ne reviennent pas à la ruche.
Il ne faut donc pas s’étonner de la disparition de nos colonies malgré toutes les campagnes de désinformation que nous subissons.
Les abeilles et les apiculteurs ne peuvent plus résister
80 % des ruchers du département du Rhône sont des ruchers sédentaires et ne peuvent pas être déplacés. Leur survie dépend maintenant uniquement des décisions départementales, régionales, nationales, et européennes qui ne vont que très rarement dans le sens de la protection de l’abeille.
Rares sont nos élus qui défendent réellement notre cause.
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Pour découvrir nos abeilles ...
Il était une fois ... une époque, où les abeilles n’étaient pas exterminées par les pesticides ...
Apiculteurs du Rhône : vous aimez les abeilles, alors venez nous encourager SVP ...
Samedi 9 mars 2013 : La Fédération Apicole Rhône-Alpes (FARA) a eu le plaisir de vous proposer la première édition de sa Tribune Apicole Régionale.
Pourquoi les abeilles n’accepteraient-elles pas des rayons bâtis par l’homme, quand ils sont fabriqués à leur convenance, et justement, en cire d’abeille
Samedi 19 janvier 2013 à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Marcy l’Etoile se sont tenues les Assemblées générales de la Coopérative des Apiculteurs du Rhône puis du Groupement de Défense Sanitaire Apicole du Rhône et enfin du Syndicat d’Apiculture du Rhône.
Aujourd’hui, le 31 janvier 2013, la Commission européenne et les Etats membres de l’UE discutaient des mesures à prendre à la suite de trois avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA), pointant du doigt les risques inacceptables des néonicotinoïdes pour les abeilles ...