Syndicat d'Apiculture du Rhône et de la Région Lyonnaise

Chambre d'Agriculture - 18 rue des Monts d'Or - 69 890 La Tour de Salvagny


Écoeurés, dégoûtés, démoralisés, scandalisés, par ce qui a été mis en place “pour nous aider” ... à arrêter l’apiculture.

Tout est fait pour que les abeilles, témoins très gênants du scandale pesticide, disparaissent des campagnes.

On ne veut plus de la grande majorité des apiculteurs, ceux qui ne cotisent pas à l’AMEXA (Assurance Maladie des Exploitants Agricoles).

On a simplement oublié que de nombreuses communes n’ont aucun rucher professionnel sur leur territoire.

Le résultat est là :

44 % des colonies d’abeilles ont encore péri dans le département du Rhône cet hiver 2009-2010.

Ce sont principalement les ruches installées en sédentaire à proximité des zones de cultures qui disparaissent.

La désertification apicole des campagnes est déjà bien avancée.

Faut - il se taire ?

Faut - il laisser faire ?

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Chers amis Apiculteurs,

On nous a menti pour nous faire disparaître

Remontons à seulement deux années en arrière. Devant l’importance que prend le phénomène de la disparition de l’abeille au niveau de l’opinion publique, le gouvernement demande à M. Saddier, Député de Savoie, la rédaction d’un rapport sur l’état de l’apiculture.
Avec du recul et sans faire de relecture de ce rapport, les dés étaient pipés d’avance. Lors du Congrès de Villefranche en octobre 2008, M. Saddier avait adapté son intervention pour faire passer la pilule.
La demande du gouvernement était claire : restructurer et professionnaliser l’apiculture, et surtout ne pas mettre en cause les pratiques agricoles.

Institut Technique Apicole

Par une « Coordination Nationale », la filière avait réussi tant bien que mal, depuis une vingtaine d’années, à présenter un front uni. Aujourd’hui, le leurre de la création de « l’Institut Technique Apicole » a réussi à faire exploser la sphère apicole. Des apiculteurs professionnels se sont jetés sur cette éventuelle manne en prenant le pouvoir ...
La création d’une nouvelle structure professionnelle, des modifications de statuts, des alliances avec la FNSEA, des complots pour évacuer les vrais représentants de la filière, ont été à l’ordre du jour. Et c’est comme cela que des apiculteurs ont vendu l’âme de l’apiculture à la FNSEA.
Le représentant de la FNSEA qui n’est pas apiculteur est élu vice-président de l’Institut Technique… alors que l’UNAF, représentant l’ensemble des apiculteurs, et la FNOSAD, se retrouvent très minoritaires et avec un pouvoir décisionnaire très restreint.

Mise en place de la nouvelle déclaration de rucher

Cette déclaration avant et après l’hivernage était demandée par les apiculteurs, afin de ne pas disparaître des statistiques et de pouvoir recenser les pertes.

Et voici ce que l’on nous impose :
Obligation d’un numéro de SIRET (ce qui correspond à une création d’entreprise pour ceux qui vendent un seul kg de miel) ou NUMAGRIT (pour ceux qui donnent leur miel).
Sans l’un de ces numéros, vous ne pouvez pas faire la déclaration obligatoire de possession de ruches.
Mais que cela vient-il faire dans la justification de la déclaration ?. Elle n’avait qu’un but de renseignement en cas de problème sanitaire, et le numéro de rucher, seul, devrait suffire.
J’entrevois la finalité : Compliquons les choses par des démarches administratives afin de dissuader la création de petits ruchers.

Plus fort encore, la suppression de la carte de transhumance.

C’est à croire que la mort des petits transhumants est déjà programmée Cette déclaration ne répond absolument pas aux critères de renseignements obligatoires pour une gestion sanitaire. Avec cette unique déclaration annuelle, rien ne met en évidence la perte hivernale de cheptel.
Si la disparition des ruches apparaissait clairement, cela deviendrait certainement très gênant.

La gestion de ces nouvelles déclarations

La gestion des déclarations a été confiée au Groupement de Défense Sanitaire Multi-espèces du département.
Sans mettre en cause les compétences des GDS Multi-espèces, une déclaration rendue obligatoire par l’administration de la République et portant des renseignements confidentiels, ne doit pas être gérée par une structure associative, qui n’offre aucune garantie de confidentialité.
Les structures apicoles acceptent ce désengagement de l’État sans beaucoup de réactions.
Souhaitons que les services financiers de Bercy ne confient pas nos déclarations d’impôts à la première association venue du département.
J’invite tous les responsables apicoles qui trouvent cette mesure inadmissible à saisir la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), comme nous l’avons fait dans le département du Rhône.

La nouvelle autorisation annuelle d’utilisation du Cruiser

Ceci montre la détermination du ministère de l’Agriculture à ne pas tenir compte des disparitions d’abeilles.
Le ministre de l’Agriculture est plus près de la FNSEA et des maïsiculteurs, que des apiculteurs. Afin d’éviter toute remise en cause de l’autorisation, le ministère de l’Agriculture accorde une autorisation annuelle (chaque autorisation est indépendante et doit être soumise à chaque fois à des procédures indépendantes les unes des autres).
Le temps de contester cette autorisation et l’année est écoulée : bien joué, c’est imparable !!!
À noter que cette autorisation s’appuie toujours sur l’homologation allemande, alors que ce même produit est maintenant interdit en Allemagne.
On rejoint l’Allemagne pour l’homologation mais on se dissocie de l’Allemagne pour l’interdiction. Il faut quand même le faire…

Le Protéus : nouveau produit de traitement systémique à pulvériser sur les colzas

Encore une anomalie dans les homologations de produits : comment cet insecticide hautement toxique pour les abeilles, véhiculé par la sève des plantes et actif pendant de nombreuses semaines a t-il pu être autorisé ? Le Protéus est constitué d’un mélange de 100 grammes par litre de Thiaclopride et de 10 grammes par litre de Deltamétrine.
Le traitement a lieu avant la fleur, et la persistance d’action signalée pour ce produit est de 42 jours.
Lorsque l’on connaît les effets de ces deux molécules utilisées seules, nous pouvons avoir beaucoup d’inquiétude pour le devenir de nos abeilles.
Les colonies qui auront en sortie d’hivernage, survécu à un stockage de pollen pollué, seront vite décimées au contact des colzas traités avec le Protéus.

Les abeilles en ville

Sans remettre en cause l’excellente opération médiatique de l’UNAF « Abeille Sentinelle de l’Environnement », nous constatons que nous avons de plus en plus de demandes d’installation de ruches, sur le toit des mairies, dans le parc de la commune, dans les jardins communaux…
C’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour réinstaller l’apiculture en campagne.
Nous devons redonner à l’abeille la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Messieurs les Députés et Sénateurs, doivent réagir, demander des commissions d’enquête sur les autorisations de mise sur le marché des produits pesticides, demander des comptes sur les affaires en cours, telles que celles concernant l’enfouissement des produits pesticides périmés, le trafic de produits phytosanitaires interdits et les intoxications massives d’abeilles.

Les Maires ont les moyens de réellement limiter sur leurs communes l’utilisation de certains pesticides. Les autorisations peuvent être provisoirement annulées par les élus municipaux.
On doit bannir au maximum l’utilisation des insecticides par les services communaux. De réelles mesures doivent être envisagées et réalisées par la prise de décisions fortes.
Il faut rapidement interdire l’utilisation de tout insecticide systémique neurotoxique, cause incontestable de la mort de nos abeilles.

La disparition des apiculteurs ne cotisant pas à l’AMEXA est souhaitée

J’ai le sentiment que la disparition des petits apiculteurs et des pluriactifs est souhaitée.

Nous représentons des moyens de mobilisations qui ne sont pas canalisables : Nous résistons lorsque nous dénonçons l’utilisation de certains produits pour le traitement des arbres fruitiers avant floraison.
Nous résistons lorsque notre enquête 2007-2008 sur la mortalité hivernale des colonies d’abeilles, la première de cette ampleur à être diffusée, a fait réagir les élus et les services de l’État (DSV et DRAF).
Nous résistons lorsqu’en réunion pour le traitement contre la chrysomèle nous nous opposons aux représentants de la Chambre d’Agriculture et refusons catégoriquement les traitements en hélicoptère contre la chrysomèle du maïs.

Notre force de mobilisation et notre complicité avec l’opinion publique inquiète et oriente les projecteurs sur les pratiques agricoles contestables.
La FNSEA a mis de côté les plus grosses structures représentatives de l’apiculture, l’UNAF et la FNOSAD, mais a intégré le SPMF.
Le Canal historique du SPMF, une centaine d’adhérents, le partisan le plus virulent de la disparition des petits producteurs et des pluriactifs, s’est rangé du côté de la FNSEA.
L’UNAF, lors de son Assemblée Générale, a décidé de ne plus adhérer à la FNSEA.

Tout est fait pour faire disparaître les petits apiculteurs alors que ces derniers se mobilisent, se battent pour l’ensemble de la filière apicole, sans attendre un quelconque retour sur investissement, mais avec la conviction qu’il faut sauver l’apiculture et l’abeille.

La France compte environ 2000 apiculteurs professionnels et plus de 57 000 apiculteurs pluriactifs ou petits producteurs.

Tout est fait pour que les apiculteurs pluriactifs et les petits producteurs disparaissent :

- Culpabilisation sur l’état sanitaire apicole du cheptel.

- Complications administratives pour procéder à la nouvelle déclaration de rucher.

- Absence d’aide à l’éventuelle reconstitution du cheptel après des pertes massives.

- Désengagement de l’État face aux problèmes sanitaires.

- Absence de réelle prise en compte de cette apiculture par les structures nationales…

Que ces apiculteurs non cotisants AMEXA disparaissent et voici ce que l’on peut imaginer :

- Un grand nombre de communes n’auront plus de ruches et donc plus d’abeilles. Nous pouvons en imaginer les conséquences catastrophiques pour la pollinisation et la biodiversité.
- Il n’y aura plus d’effets de masse pour une quelconque revendication.
- Il n’y aura plus de promotion du miel ni de ventes sur les marchés.
- Il n’y aura plus de manifestations apicoles soutenues par des milliers de bénévoles.
- Il n’y aura plus d’abonnements aux revues apicoles.
- Il n’y aura plus d’adhésions aux structures départementales apicoles.
- Il n’y aura plus de bénévoles pour le fonctionnement des ruchers-écoles.
- Il n’y aura plus de compétences diverses et extérieures, au service de l’apiculture.

Les plus grosses avancées apicoles ont été souvent le fruit du travail de passionnés et non des professionnels de l’apiculture qui n’ont pas de temps à consacrer aux observations et aux études, au moment des grandes floraisons, et qui n’ont pas forcément toutes les compétences nécessaires qu’exige ce métier très complexe. Sélection des races, insémination artificielle, mise au point de matériels divers...

L’apiculture de masse disparaîtra et seules quelques structures survivront grâce à des subventions et au commerce de miel d’importation.
Bien sûr, ce n’est pas l’avenir que je souhaite aux abeilles et aux apiculteurs.

Alain ROUCHON, Président du Syndicat d’apiculture du Rhône

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UNAF---Conf-titre 2010_02-UNAF-2

Cliquer sur l’îcone ci-dessous pour télécharger le texte intégral de ce "Dossier de Presse" de 36 pages :

PDF - 3 Mo
2010:02 UNAF Dossier de presse
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23 janvier 2010

Un record d’affluence depuis plus de 40 ans

180 apiculteurs se sont retrouvés dans le grand Amphithéatre de l’École Vétérinaire de Lyon lors de la grande réunion annuelle de l’apiculture dans le Département du Rhône qui regroupe trois Assemblées Générales.

La première assemblée du “Groupement de Défense Sanitaire Apicole du Rhône” a connu un franc succès, et va compter cette année plus de 500 apiculteurs adhérents.

C’est un immense succès qui prouve la désapprobation massive des apiculteurs du Rhône, à l’encontre de la création postérieure, destinée à nous contrer, d’une section apicole dans un GDS multi-espèces..

De plus, dans le Département du Rhône, nous refusons l’exploitation de nos “Déclarations de ruchers” par un organisme privé qu’est le GDS Multi-espèces, et nous exigeons que ceci soit réalisé par les services neutres de l’État Français, que sont les “Directions des Services Vétérinaires”.

Lire l’historique de la création du GDSA du Rhône :

GDSA-du-Rhône Intervention de notre vétérinaire conseil, M. Patrick CONESA

L’ordre du jour a été respecté :

=> Assemblée générale de la Coopérative Apicole du Rhône
Compte-rendu moral et financier et élection du Conseil d’Administration
=> Première assemblée générale du GDS Apicole du Rhône
Election du Conseil d’Administration
=> Assemblée générale du Syndicat d’Apiculture du Rhône
Compte-rendu moral par Jean-Paul DELORME
Compte-rendu financier par Jacques FRENEY et Bernard ADELL
Renouvellement du Conseil d’Administration.

=> Intervention de Jean RIONDET sur le frelon asiatique « Vespa vélutina » qui est actuellement aux portes de notre département.

=>Interventions et reportages vidéo de Jacques FRENEY
- Les principales activités du syndicat en 2009 et Apimondia
- Point sur l’étude toxicologique en cours de réalisation, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes.
- Film sur la manifestation de la veille à Paris "Pour un Institut Technique indépendant"
- Film sur notre voyage apicole en Belgique : douceur des abeilles, productivité, insémination des reines, élevage de reines… le nec plus ultra de l’apiculture.

18h00 Fin de la Réunion
18h15 Hydromel d’honneur
19h30 Repas convivial après l’assemblée

Lire le compte rendu :

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Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche.

Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche ...

Traitements contre la chrysomèle du maïs, traitements contre la mouche du brou de la noix, traitements de la flavescence dorée de la vigne, traitements par enrobage des graines de semences avec des molécules de Thiamétoxam, Imidaclopride…, traitements des arbres fruitiers avant ou pendant floraison … :

Les abeilles ne reviennent pas à la ruche.

Il ne faut donc pas s’étonner de la disparition de nos colonies malgré toutes les campagnes de désinformation que nous subissons.

Les abeilles et les apiculteurs ne peuvent plus résister

80 % des ruchers du département du Rhône sont des ruchers sédentaires et ne peuvent pas être déplacés. Leur survie dépend maintenant uniquement des décisions départementales, régionales, nationales, et européennes qui ne vont que très rarement dans le sens de la protection de l’abeille.

Rares sont nos élus qui défendent réellement notre cause.

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Le 2 juillet 2009, les apiculteurs du “Syndicat d’Apiculture du Rhône” ont aidé à l’extraction du miel des huit ruches placées dans le Parc du Conseil Régional Rhône-Alpes.

La Région Rhône-Alpes est partenaire du projet "Abeille, sentinelle de l’environnement" mise en œuvre par l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française). Le but de cette opération est de sensibiliser le public sur la disparition des abeilles et sur les causes de cette disparition.
Le Président de Région, Mr Jean-Jack Queyranne, a une nouvelle fois apporté son soutien actif à notre cause. Il a initié un Contrat Régional d’Objectifs de Filière (CROF) afin d’encourager et d’accompagner les filières régionales de production agricole. Un CROF apicole est en cours d’élaboration. Notre Syndicat est présent, en tant qu’adhérent à la “Fédération Apicole Rhône-Alpes”, la FARA.
Mr Henri Clément, Président de l’UNAF nous a résumé toute la problématique actuelle de l’apiculture.
Les principaux responsables du secteur agricole au Conseil Régional Rhône-alpes étaient présents : Mme Éliane Giraud, Conseillère Régionale déléguée à l’Agriculture, Mr Hervé Piaton, Directeur D.A.D.R., Mr Carlos Caschetta, Responsable du Service Agriculture, Mr Michel Wilson, Conseiller Technique auprès du Président, Mme Odile Faure-Rochet, technicienne Agriculture ...

Mr Alain Rouchon, Mme Éliane Giraud, Mr Jean-Jack Queyranne, Mr Henri Clément ...

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Pour découvrir nos abeilles ...

Découvrir nos abeilles

Il était une fois ... une époque, où les abeilles n’étaient pas exterminées par les pesticides ...



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