Syndicat d'Apiculture du Rhône et de la Région Lyonnaise

Chambre d'Agriculture - 18 rue des Monts d'Or - 69 890 La Tour de Salvagny



2ème Édition de la tribune apicole Rhône-Alpes

SECONDE TRIBUNE APICOLE de la FARA Fédération Apicole Rhône Alpes

Grand succès pour cette 2ème tribune apicole de la FARA, malgré l’application du plan vigipirate et le risque d’annulation de cet événement.

Plus de 300 apiculteurs étaient présents dans cette magnifique salle du Lycée Agricole de Saint-Ismier. Ils ont suivi avec attention les différentes interventions.

Un grand merci en particulier au Docteur Jean-Marc Bonmatin, qui pendant plus de deux heures, nous à passionné en nous informant de l’état actuel de la recherche sur les conséquences de l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes sur les abeilles, mais aussi sur tous les êtres vivants. Nous pouvons être très inquiets pour notre avenir d’apiculteur et pour l’humanité toute entière, si nos dirigeants politiques continuent d’ignorer ce désastre écologique.

Un grand merci à tous les intervenants, et à bientôt pour la "TROISIÈME TRIBUNE DE LA FARA"

21 novembre 2015 - Lycée agricole de Saint-Ismier (38)

TRIBUNE-APICOLE-FARA

Une belle mobilisation des apiculteurs de Rhône-Alpes

La 2ème tribune apicole de la FARA a fait salle comble ce samedi 21 novembre à Saint-Ismier, malgré les conditions météo difficiles et grâce à l’insistance des organisateurs qui ont dû s’adapter pour que cette réunion puisse avoir lieu en toute sécurité. Se former et s’informer en apiculture : De l’apiculteur possédant une ou deux ruches au professionnel suivant ses centaines de colonies, le point commun est une volonté de se former face aux nouveaux enjeux de l’apiculture insecticides, varroa, diminution des ressources alimentaires, frelon asiatique...

Le nourrissement
Michel BOCQUET

Il faut distinguer les besoins en nourrissement des abeilles et des colonies d’abeilles, chaque caste a ses propres besoins en fonction de son activité et ses besoins sont différents en fonction de la saison et de l’activité. Le pollen est une ressource difficile à digérer pour les abeilles car le grain est entouré d’une carapace poreuse. Et l’on retiendra la comparaison : « le pollen est aussi difficile à digérer pour les abeilles qu’un steak dans un sac plastique troué pour nous ! »
Pour les apiculteurs souhaitant prolonger leur réflexion sur le nourrissement des colonies, à paraître le nouveau livre de Michel BOCQUET très prochainement.


Le varroa, les traitements : quelle efficacité et quelles alternatives ?
Bernard VERNEYRE, président du syndicat apicole dauphinois

Les colonies d’abeilles ne peuvent plus coexister avec le varroa car les conditions environnementales sont devenues trop difficiles. Les insecticides, les maladies transmises par l’intermédiaire du varroa et la diminution des ressources mellifères font que les apiculteurs doivent constamment surveiller l’infestation des colonies par le varroa et appliquer une lutte efficace contre ce parasite tout en veillant à limiter les intrants dans la ruche : cire de qualité, peu de nourrissement et peu de traitement. B.VERNEYRE nous propose une revue des méthodes de détection du varroa dans les colonies (sucre glace, lavage eau +alcool à brûler, désoperculation du couvain de mâles, chute naturelle) permettant d’évaluer le niveau d’infestation des colonies et surtout les seuils d’alerte en fonction des saisons. A noter, le système élaboré par B.VERNEYRE de traitement à l’acide oxalique au goutte à goutte par une pompe et maintenu à température dans un thermos. Système à relayer auprès de nos instances sanitaires et groupements d’achats locaux pour une commande de pompes.

Les pesticides et les conséquences sur les abeilles : néonicotinoïdes et biodiversité.
Dr Jean-Marc BONMATIN, chercheur au CNRS Orléans

Après avoir démontré que les pesticides utilisés aujourd’hui sont des milliers de fois plus toxiques que le DDT, Jean-Marc BONMATIN revient sur le fait que les pesticides induisent le varroa. Il est indispensable aujourd’hui de modifier les procédures de tests des nouvelles molécules avant mise sur le marché, en incluant les coexpositions par les intrants du type insecticides + antivarroa, insecticide + fongicide ou encore insecticide + insecticide !
Conclusion du rapport de l’ANSES : « Devant le constat de la multiplicité et de l’ampleur de l’exposition aux substances chimiques utlisées en santé des plantes et animaux d’élevage, il est impératif d’œuvrer de toutes les façons possibles pour une diminution globale des intrants ».
Le groupement de la TASKFORCE, grâce aux travaux conjoints de 50 scientifiques mondiaux qui ont décortiqués les publications et les données des fabricants, a permis de grandes avancés sur la prise de conscience de la problématique des néonicotinoïdes.
Il est aujourd’hui très clair que les conséquences de l’utilisation des néonicotinoïdes ne se limitent pas aux abeilles et aux pollinisateurs, mais que l’on constate un déclin généralisé de la vie sauvage (invertébrés aquatiques, invertébrés terrestres, vertébrés comme les oiseaux, poissons, reptiles et mammifères...).
Les rendements stagnent aujourd’hui, la seule chose pouvant les faire augmenter est : la pollinisation.
A noter, un vrai changement dans les esprits est en train de s’opérer grâce notamment aux interventions scientifiques de Jean-Marc BONMATIN auprès de nos représentants politiques ! Merci...


Faire ses essaims
Michel BOCQUET

Michel BOCQUET explique la nécessité d’évaluer ses besoins en renouvellement de colonies et de partir sur une base de doublement de ses colonies chaque année pour remplacer les pertes, assurer une croissance de production et tout cela en sélectionnant sur la qualité.

Produire sa propre gelée royale
Jean-Louis PERDRIX, syndicat de l’abeille du FOREZ

Une intervention de qualité qui laisse apparaître qu’une petite production de gelée royale est possible. Très bons commentaires agrémentés de photos parlantes sur un travail rigoureux.


Emmanuelle BOUGRELLE et Alain ROUCHON

BOUGRELLE Emmanuelle - 11 décembre 2015

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