Syndicat d'Apiculture du Rhône et de la Région Lyonnaise

Chambre d'Agriculture - 18 rue des Monts d'Or - 69 890 La Tour de Salvagny



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VOL DE RÉCOLTE DE MIEL DE LAVANDE : LE VOLEUR A ÉTÉ FILMÉ PENDANT SON FORFAIT...

L’un de nos adhérents du "Syndicat d’apiculture du Rhône" s’est fait voler sa récolte de miel de lavande sur la commune du Pegue en Drome provençale, soit le contenu d’une quarantaine de hausses.
Le vol s’est produit le 8 juillet 2019 vers 21h et a duré 50 minutes. Ceci prouve que l’auteur de ce forfait n’était pas un débutant.
Le rucher était sous vidéo surveillance de nombreuses photos ont été prises.
Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Nyons.

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28 Juin 2019
Bonjour à toutes et à tous,

Deux informations importantes sur l’étiquetage du miel, que nous vous invitons à relayer largement auprès de vos adhérents (un rapide point sur les récoltes de printemps en fin de courriel).

67 ELUS APPELLENT LA FRANCE A METTRE FIN A L’OPACITE SUR L’ORIGINE DU MIEL
Comme lors de la loi Agriculture et Alimentation, nos parlementaires se mobilisent de nouveau sur ce sujet pour faire toute la transparence sur l’étiquetage de l’origine du miel.
Et ce sont les ambassadeurs du comité de soutien des élus à l’Abeille qui ont encore une fois été moteurs en la matière.
Vous pouvez retrouver leur APPEL et la LISTE DES SIGNATAIRES à ce lien : https://bit.ly/2XJERQN

94% DES FRANÇAIS SOUHAITENT UNE TRANSPARENCE TOTALE SUR LES PAYS D’ORIGINE DU MIEL (Y COMPRIS LES POURCENTAGES) SELON UN SONDAGE IFOP COMMANDE PAR L’UNAF ET AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT
Un projet de décret est en cours d’écriture par les services des Ministères de l’Economie et de l’Agriculture. Il devrait être prochainement notifié à Bruxelles mais apiculteurs et consommateurs ne disposent d’aucune garantie quant à son contenu. Dans ce contexte, l’UNAF et Agir Pour l’Environnement ont commandé auprès de l’IFOP la réalisation d’un sondage afin de connaitre l’adhésion des consommateurs français sur une plus grande transparence en la matière.
Retrouvez toutes les informations et le détail du sondage à cette adresse : https://bit.ly/2RHqGGs
RAPPEL : la pétition unitaire est encore active (48 000 signataires à ce jour), diffusez la si ce n’est pas déjà fait !

RAPIDE POINT SUR LES RECOLTES DE PRINTEMPS
Vous le savez probablement, les miellées de printemps ont été quasiment nulles dans de nombreuses régions du fait des conditions météo. L’UNAF a été très sollicitée cette semaine pour relater cette situation dans la presse (voir ICI par exemple). Souhaitons que les miellées d’été permettent de sauver un peu la mise. Nous attendons de voir comment se déroulent les mois d’été et nous vous tiendrons informés de nos éventuelles actions en la matière.

Anne Furet
Union Nationale de l’Apiculture Française

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INFO UNAF : Pétition unitaire Etiquetage du miel à signer et relayer largement

Aujourd’hui 12 JUIN 2019, nous avons lancé une pétition unitaire pour mettre fin à l’opacité sur l’origine du miel.
Nous vous appelons à la signer et à la relayer largement auprès de vos adhérents et sur vos réseaux sociaux :

https://mielinfrance.agirpourlenvironnement.org/

Vous trouverez également en PJ un formulaire pour les signatures papier, afin que les apiculteurs puissent faire signer la pétition sur les marchés.

Pourquoi cette pétition maintenant ?
Vous avez peut-être encore en tête les derniers développements sur ce dossier :
- fin octobre 2018 : censure par le Conseil Constitutionnel de l’article sur l’étiquetage de l’origine du miel au sein de la Loi EGALIM, inséré suite à la proposition d’un amendement UNAF/UFC-Que Choisir.
- entre octobre 2018 et avril 2019 : plusieurs propositions de loi sont déposées par des députés ou des sénateurs, intégrant la question de l’étiquetage du miel, mais ces propositions de loi semblent à ce jour avoir peu de chance d’aboutir dans un délai raisonnable pour des raisons de procédures.
- mars 2019 : à la suite d’une longue mobilisation des apiculteurs espagnols, le ministre de l’Agriculture espagnol décide que les pays d’origine figureront sur les étiquettes, en précisant les pourcentages en fonction du pays d’origine. Ce décret est en cours de notification à Bruxelles et en attente de publication par l’Espagne. Pour nous, cette mention des pourcentages offre toute la transparence nécessaire au consommateur et permet d’éviter qu’un miel composé de 99% de miel chinois et de 1% de miel français soit étiqueté « France, Chine ».

Dernièrement, en mai, l’UNAF a appris qu’un décret était en cours de préparation au ministère de l’Economie et des Finances sur cet étiquetage. C’est pour l’UNAF à la fois une bonne nouvelle et une source d’inquiétude : 1/ une bonne nouvelle car cela signifie que les délais d’adoption de la mesure peuvent être significativement réduits ; 2/ une source d’inquiétude car ni le ministère de l’Agriculture ni le ministère de l’Economie et des Finances ne nous ont informés de cette initiative. Nous avons donc la crainte que les ministères, poussés par quelques négociants en miel, souhaitent boucler le dossier avant que le débat sur les pourcentages n’émerge réellement.
C’est pourquoi nous avons proposé à d’autres organisations d’apiculteurs et à Agir pour l’Environnement de lancer conjointement une pétition pour faire toute la transparence sur l’origine du miel, avec les pourcentages.

La pétition a été lancée ce matin et elle réunit pour l’heure déjà 18 000 signatures. On compte sur vous pour faire grimper ce nombre !

N’hésitez pas pour toute question.
Une très bonne journée et une belle semaine, sous le signe des APIdays !

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française
5 bis rue Faÿs 94160 Saint-Mandé
Tél. : 06 28 20 76 10 - 01 41 79 74 43
www.unaf-apiculture.info

Pétition Papier : Cliquer sur l’îcone ci-dessous pour télécharger, puis imprimer cette pétition :

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Un tournant dans la méthode d’évaluation des pesticides : un nouveau succès juridique pour l’Union Nationale de l’Apiculture Française
La Cour administrative d’appel de Lyon, saisie par l’UNAF représentée par son avocat Me Bernard FAU, a par un arrêt du 5 juin 2019, invalidé la méthode d’évaluation des pesticides jusqu’ici mise en œuvre par l’ANSES.

Cette méthode consistait à ne tenir compte que de la substance active majoritaire dans le pesticide sans s’intéresser aux effets complémentaires ou synergisants des autres substances composant le produit.

La Cour juge que : « il y a lieu de considérer que l’étude à laquelle s’est livrée l’ANSES, sur le fondement de laquelle le ministre a autorisé la mise sur le marché de la préparation « Cheyenne » (commercialisée par la SAS Philagro France) repose sur une évaluation incomplète des effets de cette préparation qui n’est pas conforme à celle qu’exige la réglementation. »
En sanctionnant la méthode d’évaluation du produit Cheyenne par l’ANSES, qui ne tenait compte que de la présence de clothianidine (un néonicotinoïde) sans évaluer la toxicité d’ensemble du produit qui contenait d’autres substances en combinaison, la Cour a redonné tout son sens à la méthode d’évaluation très précise imposée par le règlement européen n° 1107/2009.

Pour Gilles LANIO, Président de l’UNAF, « cet arrêt qui est un vrai succès pour les apiculteurs, contraint l’ANSES à une vigilance qu’elle n’exerçait pas, condamne la présentation simplificatrice des dossiers d’AMM et contribuera à la préservation de l’abeille et de l’environnement. »

Lire la décision de la Cour administrative d’appel de Lyon :
https://www.unaf-apiculture.info/IMG/pdf/caa_lyon_17ly00929.pdf

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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COMMUNIQUE DE PRESSE
INTERDICTION DE L’UTILISATION DES PESTICIDES EN FLORAISON : L’UNAF PUBLIE UN RAPPORT POUR UNE REELLE PROTECTION DES ABEILLES

Pour protéger les abeilles, la France interdit en théorie les pulvérisations d’insecticides en période de floraison. « En théorie », car cette réglementation, dite « arrêté Abeilles », est très incomplète et mal appliquée. En février 2019, l’Anses publiait un avis fournissant de nombreuses recommandations pour rendre l’arrêté Abeilles efficace. Les ministres de l’Environnement et de l’Agriculture avaient annoncé sur la base de cet avis la création d’un groupe de travail associant les parties prenantes à une révision.
Alors que la deuxième rencontre du groupe de travail initié par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement se tient aujourd’hui, le 9 mai, l’Union Nationale de l’Apiculture Française publie un rapport pour une réelle protection des abeilles mellifères et sauvages contre les pesticides.

Cette étude approfondie dresse plusieurs constats sévères :

L’arrêté abeilles n’est pas en cohérence avec son objectif de protection des abeilles contre les pesticides pendant la floraison : quid des pesticides systémiques, appliqués bien avant la floraison, mais retrouvés dans les fleurs ? quid des fongicides et herbicides, aujourd’hui écartés de la réglementation, alors qu’ils sont responsables d’intoxications aigües de colonies d’abeilles ?

Près de la moitié des usages insecticides bénéficient d’une dérogation à cette interdiction. Comment parler de principe d’interdiction lorsque la dérogation devient la règle ?

L’arrêté abeilles est aujourd’hui mal appliqué par le monde agricole. Et pour cause : le rapport fait apparaitre un manque de lisibilité et une méconnaissance globale de cette réglementation par les personnes supposées l’appliquer.

Au terme de ce rapport, l’UNAF rappelle son soutien aux recommandations de l’Anses de février 2019 (élargissement aux fongicides/herbicides et traitements nocturnes notamment) et émet des recommandations supplémentaires.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française demande notamment un retour au respect du principe de l’interdiction de traitement en floraison : elle propose pour cela de conditionner la délivrance des dérogations exceptionnelles à une analyse comparée de l’efficacité et des risques pour les abeilles d’autres moyens de lutte, agronomiques et chimiques, le traitement en floraison ne pouvant intervenir que si cette analyse indique qu’il n’y a pas de méthode moins risquée.

Pour Antoine Caron, Secrétaire général de l’UNAF, « Tous les indicateurs le montrent : les abeilles et les pollinisateurs subissent un déclin vertigineux. Comme nous l’ont rappelé dernièrement les experts de l’IPBES, il faut cesser les demi-mesures et avoir le courage politique de protéger cette biodiversité, vitale pour notre société. »

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française
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Apicultrices, apiculteurs,

Comme vous le savez surement une "interprofession apicole" est en cours de création.

Malheureusement, la constitution du bureau directeur n’est pas représentative de la filière apicole.

Entre la main mise d’un syndicat agricole qui ne veut pas entendre parler des méfaits des insecticides sur la santé de nos abeilles, et les intérêts des importateurs de miels qui tentent de déstabiliser le marché du miel français, rien n’est équitable.

L’existence de deux collèges devrait équilibrer les prises de décisions, mais c’est sans compter que dans le collège "producteurs" deux représentants ont deux "casquettes" et sont plus enclins à défendre leurs intérêts personnels d’importateur et conditionneur de la grande distribution qu’à envisager des décisions favorables aux apiculteurs français.

Les apiculteurs professionnels, pluriactifs et petits producteurs seront concernés par les futures décisions de cette interprofession qui sera financée par des cotisations.

Aujourd’hui l’ensemble de la filière ne se reconnait pas dans cette future interprofession et les apiculteurs des syndicats "L’abeille des Gaves" et des "Nives" ont lancé une pétition .

Quel que soit votre statut d’apiculteur, je vous invite à signer cette pétition (appel et lien ci-dessous) afin que le ministre de l’Agriculture intervienne pour une juste représentativité 

Soyez remerciés pour votre mobilisation. 

Cordialement

Le Président du Syndicat d’Apiculture du Rhône

A. Rouchon

Suite à la publication récente d’articles de presse sur Interapi, le syndicat L’Abeille des Gaves et des Nives a pris l’initiative de lancer une pétition en faveur d’une meilleure représentativité des producteurs au sein de l’interprofession.

En voici le lien, merci par avance de la diffuser :

https://www.pouruneautreinterapi.fr/

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Mortalités d’abeilles

Depuis plusieurs années, dans différentes régions de France, des épisodes de mortalités d’abeilles sont apparus à proximité d’élevages animaux : 2008-2009 en Ariège, 2010 en Aveyron, 2013-2014 dans l’Est des Pyrénées, plus récemment dans la Plaine de la Crau.
 
Pour mieux comprendre ces phénomènes, nous avons commandé un rapport dans le but de dresser un état des lieux des insecticides utilisés dans les élevages bovins et ovins, de comprendre leurs mécanismes d’actions sur les abeilles, d’interroger leurs règles de mise sur le marché et de mesurer les risques pour l’activité apicole.
 
Réalisé sous la direction scientifique de Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS, avec le concours de la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels (FFAP) et de l’organisation européenne Bee Life, ce rapport confirme les risques que représentent les pesticides utilisés dans les élevages pour les abeilles et le déficit de prise en compte de ces dangers dans les évaluations des produits et dans l’encadrement de leur utilisation.

Vous pouvez lire ce rapport avec ce lien :

https://www.unaf-apiculture.info/IMG/pdf/rapport_pesticideselevageabeilles_vf_final_112018.pdf

Ce rapport scientifique n’est qu’un début. Il va nous servir de base pour rencontrer les ministères, l’Anses et les organisations de vétérinaires, afin que le risque soit mieux pris en compte et que les pratiques de traitement soient mieux encadrées. Nous allons également solliciter l’intervention des parlementaires. Nous pourrons également mener d’autres actions.
 
N’hésitez pas de votre côté à vous saisir de ce rapport : le parcourir, le diffuser à vos adhérents, sur vos sites et réseaux sociaux.
 
Très bonne journée à toutes et tous,
 
Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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5 Octobre 2018 : Enfin deux bonnes nouvelles

Communiqué de l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française)

Le 2 octobre 2018, les parlementaires ont voté en lecture définitive la loi Agriculture et Alimentation.
Bien que cette loi n’ait pas répondu à l’ambition d’amorcer d’une vraie réorientation de notre modèle agro-alimentaire, les apiculteurs peuvent se réjouir de deux bonnes nouvelles : l’obligation d’étiquetage de l’origine du miel et l’extension du champ d’application de l’interdiction des néonicotinoïdes à tous les pesticides de cette famille.

Le champ d’application de l’interdiction des néonicotinoïdes est étendu aux néonicotinoïdes de nouvelle génération.

En octobre 2017, l’UNAF a révélé l’autorisation par la France de deux pesticides à base de sulfoxaflor, un néonicotinoïde de nouvelle génération, non directement ciblé par l’interdiction des néonicotinoïdes votée par les parlementaires en 2016.

La France était en train de remplacer les néonicotinoïdes interdits par… des néonicotinoïdes qui ne disaient pas leur nom. L’UNAF a fermement dénoncé la tentative de contournement de l’interdiction des néonicotinoïdes. Suite à l’intervention en référé de l’ONG Générations Futures, l’autorisation a été suspendue, dans l’attente d’une décision du juge administratif sur l’annulation définitive de cette autorisation.

En parallèle, nous avons engagé un travail avec le cabinet du Ministre de la Transition écologique et les parlementaires ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’Abeille pour étendre le champ d’application de l’interdiction de 2016 aux néonicotinoïdes de nouvelle génération. Ainsi, en mars 2018, un amendement était inscrit dans la loi Agriculture et Alimentation en ce sens. Grâce à la mobilisation des apiculteurs et ONG, la navette parlementaire a maintenu cet amendement malgré les nombreuses tentatives d’éviction.

C’est donc une belle victoire pour l’apiculture et les pollinisateurs ! Nous devons néanmoins rester vigilants à l’adoption du décret d’application. Nous avons par ailleurs encore beaucoup de travail pour que nos abeilles évoluent dans un environnement sain et le plus possible exempt de substances toxiques.

L’étiquetage de l’origine du miel par pays est rendu obligatoire

Voilà une nouvelle que beaucoup d’apiculteurs européens nous envient. Après l’Italie et la Grèce, la France rend obligatoire l’étiquetage de l’origine du miel par pays. En effet, la loi Agriculture et Alimentation l’a décidé : « Pour le miel composé d’un mélange de miels en provenance de plus d’un État membre de l’Union européenne ou d’un pays tiers, tous les pays d’origine de la récolte sont indiqués sur l’étiquette. » et ce à partir du 1er septembre 2019.

Nous remercions l’UFC-Que choisir qui nous a soutenu depuis 2017 dans cette demande aux pouvoirs publics. Nous remercions les ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’Abeille qui ont défendu dans l’hémicycle l’amendement suggéré par l’UNAF. Nous remercions enfin les parlementaires qui permettent de mettre un terme à une situation extrêmement opaque pour le consommateur et qui donnent par la même occasion un coup de pouce à la production française de miel.

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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1 Septembre 2018

Cinq pesticides néonicotinoïdes sont désormais interdits en France et sont exclus de tout usage phytosanitaire : clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride, thiaclopride et acétamipride.

Mais des dérogations seront accordées aux agriculteurs jusqu’en 2020.
À noter aussi la prolongation de l’autorisation de ces molécules pour usage vétérinaire.

L’Union européenne bannira le 19 décembre :
clothianidine, thiaméthoxame, imidaclopride,
mais uniquement pour les cultures en plein champ.

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Bilan journée de rassemblement du 7 juin 2018

Suite à l’appel de l’UNAF, de la FFAP,du SNA et de la FNOSAD, le Syndicat d’Apiculture du Rhône a organisé un rassemblement devant la préfecture le 7 juin 2018 à 10h 
Regroupement initial place Jean Macé, distribution de panneaux, d’affiches et autres objets visibles et sonores.
Nous étions une trentaine au départ et une cinquantaine à l’arrivée. 
Accompagnés par les services de sécurité et des photographes tout au long de l’avenue Jean Jaurés jusqu’à la rue DUNOIR, les apiculteurs ont distribué la brochure de "Agir pour l’environnement " et offert des bonbons au miel.
Notre arrivée était très attendue par une dizaine de journalistes de la presse écrite et télévisuelle. De nombreuses interviews ont permis aux apiculteurs présents d’exprimer leurs attentes.
Une délégation composée de Bernard ADELL, Olivier MARTEL, Philippe GLEIZAL, Jean Paul BERTIN et Alain ROUCHON a été reçue par M. SAUCIER chef de cabinet du préfet de Région.
Nous avons évoqué l’application de mesures urgentes et importantes pour sauver l’apiculture que ce soit aux niveaux national et départemental.

Au niveau national : 

- Déclencher une aide financière immédiate pour soutenir les apiculteurs sinistrés. 
- Élaborer un vrai plan pour déterminer les causes et mettre fin au désastre apicole.
- Rétablir un environnement viable en supprimant les insecticides les plus toxiques. 
- Interdire sans dérogation, tous les insecticides néonicotinoïdes en vertu de la loi applicable à partir de l’automne 2018.
- Révision du décret "Mention abeille". Pulvérisation des produits au coucher du soleil.
- Permettre deux déclarations de ruchers (avant et après hivernage ) afin de comptabiliser les pertes hivernales.
- Simplifier "l’usine à gaz" que représente la nouvelle gouvernance sanitaire.
- Fixer un cahier des charges avant l’ensemencement de couverts végétaux après cultures ayant subi des traitements systémiques.

Au niveau départemental :

Suite aux intoxications de l’automne dernier, nous avons dénoncé l’application de traitements insecticides sur les framboisiers en fleurs, et autres pratiques, dans les zones arboricoles de l’Ouest lyonnais.
- Revoir les traitements contre l’araignée rouge sur les sapins de Noël dans le secteur de Chaponost.
- Interdire l’épandage d’herbicides pour lutter contre l’ambroisie en fleurs.
- Demander des moyens et de la réactivité de la DDPP face aux signalements de pertes d’abeilles.
- Dénoncer l’incompétence de la société FREDON face au problème du frelon asiatique.

Nous sommes sortis à 11h30 de la préfecture et un résumé a été fait aux apiculteurs présents. 
Une bonne journée d’actions, c’est ce que nous devons retenir de cette manifestation très médiatisée.
Votre Syndicat a pleinement rempli son rôle de rassembleur, de relais des instances nationales. Il a également porté à la connaissance du Préfet les problèmes propres à notre département et dénoncé les anomalies et les incompétences du "système".
Merci à ceux qui ont pu se libérer et être des acteurs indispensables à la réussite de cette journée d’action. Pour ceux qui n’ont pas pu être là, d’autres occasions se présenteront !!

Cordialement 

Bernard ADELL (Vice président)
Philippe GLEIZAL (Vice président)
Olivier MARTEL (Président GDSA)
Jean Paul BERTIN (Administrateur chargé du dossier environnement)
Alain ROUCHON (Président)

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5 juin 2018

SYNDICAT D’APICULTURE DU RHONE, DE LA METROPOLE ET DE LA REGION LYONNAISE

Mortalité d’abeilles : les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme

Avec le retour du printemps, les abeilles devraient être en pleine activité et récolter pollen et nectar à profusion. Mais cette année encore, de très nombreux apiculteurs sont privés de cette chance car ils déplorent une mortalité désastreuse de leurs abeilles.

Depuis plusieurs semaines, l’Union Nationale de l’Apiculture Française reçoit des appels d’apiculteurs de différentes régions françaises rapportant des mortalités anormales de leurs colonies en sortie d’hiver. En Dordogne, ce sont près de 2 500 colonies qui ont été recensées comme mortes. En Charente-Maritime, les apiculteurs rapportent une situation catastrophique. Les apiculteurs bretons sont également victimes de phénomènes de mortalités inexpliquées de grande ampleur. Dans l’Aisne, la situation est critique. Certains départements comme la Creuse ou le Doubs déplorent des mortalités importantes, particulièrement en zone de grandes cultures.
Dans toutes les régions concernées, le phénomène n’a épargné aucun type d’apiculteurs. Amateurs, semi-pros ou professionnels… tous sont touchés.

L’utilisation des pesticides et la contamination chimique quasi-omniprésente de l’environnement fragilisent les colonies, qui exposées à de multiples facteurs de stress, ne résistent plus et déclinent. Face à cette situation, le découragement gagne les apiculteurs et aujourd’hui, beaucoup sont sur le point de cesser leur activité.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française, la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels, la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales et le Syndicat National d’Apiculture demandent :
→ Le soutien de l’État pour identifier les causes et mettre fin à ce désastre ;
→ Un soutien financier et l’indemnisation des apiculteurs touchés, au-delà des traditionnels dispositifs de calamité agricole, en mobilisant le fonds européen et en déployant des aides régionales ciblées ;
→ Des mesures de protection en faveur des hommes et des pollinisateurs avec le rétablissement d’un environnement viable, ce qui suppose la fin des pesticides les plus toxiques pour les abeilles (néonicotinoïdes notamment) et la réorientation de notre agriculture vers des systèmes respectueux de la biodiversité.

Il y a urgence !

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25/05/2018

En sortie d’hiver, dans de nombreuses régions, les apiculteurs ont fait le constat de mortalités catastrophiques dans leur cheptel.

Depuis lors, interrogé par des parlementaires, le Ministre de l’Agriculture refuse de reconnaitre la gravité de la situation et la détresse de nos collègues apiculteurs. Il indique que « le dispositif de surveillance ne permet pas, à cette heure, de corroborer une généralisation de la dégradation de l’état sanitaire des colonies d’abeilles ». Et pour cause : le dispositif en place depuis plus de 20 ans est passé à côté des principaux phénomènes de mortalités massives groupées de colonies.

Face à cela, l’Union Nationale de l’Apiculture Française et la Fédération Française des Apiculteurs Professionnels appellent à une journée de mobilisation nationale le jeudi 7 juin pour demander à l’Etat et au Président de la République en particulier :
- de déclencher de toute urgence un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs français ;
- de restaurer un environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs.

Le 7 juin, nous appelons tous les apiculteurs et toutes les apicultrices des Régions touchées à se rassembler devant les préfectures de leurs départements pour faire entendre ces demandes.
Nous vous adresserons dès la semaine prochaine plus d’informations et de conseils.
Pour l’heure, bloquez cette date dans vos agendas et informez vos adhérents.
Un évènement aura également lieu à Paris.

L’UNAF et la FFAP appellent tous les syndicats apicoles et toutes les ONG environnementales à s’associer à cette démarche.
Je me tiens à votre disposition pour toute question.

Bien cordialement,

Anne Furet
Chargée de projet "Environnement de l’Abeille"
Union Nationale de l’Apiculture Française

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Emmanuelle BOUGRELLE,
visite une ruche "gratte-ciel".

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UNION EUROPÉENNE - RAPPORT du 8.2.2018 sur les perspectives et défis pour le secteur apicole de l’Union européenne

AVIS DE LA COMMISSION DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA SANTE PUBLIQUE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE

à l’intention de la commission de l’agriculture et du développement rural
sur les perspectives et défis pour le secteur apicole de l’Union européenne.

Commission de l’agriculture et du développement rural
Rapporteur : Norbert Erdős

20 - insiste sur le fait qu’il revient aux pesticides à base de néonicotinoïdes un rôle particulier dans le déclin inquiétant des populations d’abeilles dans toute l’Europe, comme en témoignent de nombreuses études internationales, ayant servi de fondement à des pétitions citoyennes qui ont recueilli des centaines de milliers de signatures sur tout le continent ;
21 - rappelle que de plus en plus d’études scientifiques établissent un lien entre la disparition des colonies d’abeilles et l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes ;
23 - demande l’interdiction définitive de tous les insecticides néonicotinoïdes sur le marché européen ;
24 . demande à la Commission européenne de proposer une législation interdisant la production, la vente et l’utilisation de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes dans toute l’Union sans dérogation et, en priorité, afin de protéger les populations d’abeilles ;

Voir ce rapport complet de 34 pages
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-30762-rapport-apiculture-pe.pdf

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17 décembre 2017

LOGICIEL GRATUIT DE GESTION DES RUCHERS PROPOSÉ PAR LE "SYNDICAT D’APICULTURE DU RHÔNE"

CETTE NOUVELLE VERSION DU PROGRAMME "RUCHER.V4" COMPORTE EN PLUS DU CONTENU DE LA VERSION PRÉCÉDENTE SUR LA GESTION INFORMATIQUE DES RUCHERS, DES PROCÉDURES POUR LA SÉLECTION DES COLONIES, LE CALCUL DE L’INDICE CUBITAL, LA RECHERCHE DE L’ORIGINE DES POLLENS ...

Vous pourrez vérifier "la pureté" de vos races d’abeilles, mais aussi comparer la stabilité de vos métisses, ou des différentes "buckfast" du commerce...

Indice-cubital-d’une-Buckfast

Il est aussi possible de rechercher et de visualiser les caractéristiques des entrées de pollen en fonction de différents critères, comme l’époque de floraison, la couleur des pelotes, les dimensions et la forme du grain de pollen ...


Fiche du pollen de buis : grain de pollen au microscope et couleur des pelotes

Tableau en liste des fiches de fleurs sélectionnées par rapport à la couleur des pelotes de pollen

Accès au site de téléchargement des logiciels et des manuels de formation

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La propolis de la récolte à l’utilisation

Françoise Sauvager est une spécialiste de la propolis. Elle nous présente les résultats de très nombreux travaux internationaux sur les propriétés de la propolis, mais aussi ses connaissances concernant l’intérêt de la propolis pour les apiculteurs.

Francoise-Sauvager

Françoise SAUVAGER lors de la journée technique organisée par le "Syndicat d’Apiculture du Rhône" à Marcy-l’Étoile".


La propolis est une substance résineuse, gommeuse, balsamique récoltée par les abeilles sur les bourgeons de certaines plantes ou arbres (peuplier, bouleau, saule, orme, frêne, épicéa, sapin, pin, goyavier, cocotier…), à laquelle elles ajoutent leurs propres sécrétions (salivaires et cire). En France, elle est récoltée essentiellement sur le peuplier (brune).

Compte-rendu de cette conférence :

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MÉLÉZITOSE, LE "MIEL BÉTON"

Certaines années dans les forêts de résineux, les abeilles peuvent récolter en grande quantité un miellat dont la particularité est de cristalliser presque immédiatement dans les cellules. Il devient impossible de l’extraire.

Rayon-brisé-de-miellat-de-mélézitose-Photo-Jacques-FRENEY

Rayon brisé de miellat de mélézitose

Les abeilles hivernent très mal sur cette nourriture si l’hiver est rude et qu’elles sont dans l’impossibilité de sortir de la ruche pour soulager leurs intestins.

Lire l’article complet illustré de nombreuses photos

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Novembre 2016 : le frelon asiatique (Vespa Velutina) est installé dans le département du Rhône.

Il a été repéré dans les communes suivantes : Le bois d’Oingt, Thizy, Chenas, Condrieu, Saint Genis l’Argentière, Bessenay, Thurins, Marcy l’étoile, ...

Frelon-asiatique-Bessenay-24-Sept-2015

Frelon Vespa Velutina - Bessenay (69) le 24 septembre 2015.

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UN NOUVEL OUTIL POUR LE SYNDICAT D’APICULTURE DU RHÔNE : LE LABORATOIRE DES ABEILLES

Inauguré début septembre, le nouveau chalet du Syndicat d’apiculture du Rhône accueille un laboratoire qui permettra la formation des stagiaires aux techniques d’insémination et à la production de pollen, propolis, et gelée royale.

Rucher école du Syndicat d’apiculture du Rhône

À ce jour, 862 apiculteurs adhèrent au "Syndicat d’apiculture du Rhône".

Compte-rendu de l’inauguration de ce chalet des abeilles :

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Insecticides néonicotinoïdes.
Mais quand s’arrêtera ce scandale ?

Résultats des analyses effectuées sur des prélèvements d’abeilles et de pollen, réalisés au printemps 2014 sur des ruches placées en zone fruitière dans les Monts du Lyonnais.

Un exemple : 16,50 ng/g de Thiaclopride dans les abeilles butinant sur les fleurs de pommiers.
Elles vont mourir et ce ne sera pas la faute du varroa.

Les abeilles meurent en silence, dans l’indifférence générale.
Le massacre continue et s’amplifie, les colonies d’abeilles disparaissent avant et pendant la saison d’hivernage. Nous retrouvons les ruches vides d’abeilles, mais garnies de provisions.

La mortalité d’hivernage 2014 - 2015 a atteint des niveaux catastrophiques dans notre département, et cette tendance s’accentue d’année en année.
Des pertes de 50 à 90 % des colonies ont été enregistrées ce printemps chez de nombreux collègues.
C’est inacceptable : la « liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art. 4 de la Déclaration des droits de l’homme).

Au contact de ces produits, les mâles et les reines n’ont plus la fertilité nécessaire pour assurer la pérennité de la grappe. Nous retrouvons au printemps de nombreuses colonies orphelines, ou encore des grappes minuscules qui vont rapidement s’éteindre. Les vieilles abeilles d’hiver disparaissent prématurément avant d’être remplacées par une nouvelle génération d’ouvrières.

Colonie-effondree,-reste-la

Colonie effondrée. Dans la ruche, il ne reste que la reine et une vingtaine d’abeilles. La petite grappe avec la reine, finit d’agoniser sur une partie de cadre vide, à quelques centimètres de la nourriture.

Les insecticides néonicotinoïdes sont la principale cause de ces disparitions de nos colonies d’abeilles. Bien entendu, les lobbies responsables de ces massacres vont continuer à nous assurer du contraire, comme ils le font depuis une vingtaine d’années malgré les preuves de la dangerosité des ces produits, mises en évidence par de nombreuses études de chercheurs indépendants.

Compte-rendu complet de cette étude :

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Janvier 2016 : PETIT COLÉOPTÈRE DE LA RUCHE
Plus on le cherche, plus on le trouve ...

Aethina


Depuis le 16 septembre 2015, de nombreux foyers d’A. tumida ont été observés en Calabre .

Le petit coléoptère ne doit pas arriver en France et dans notre département, car il est par la suite impossible de le faire disparaitre.

L’Italie est le principal fournisseur d’essaims en France, et des centaines d’essaims de cette origine arrivent chaque année dans notre département du Rhône.
En conséquence, n’achetez des essaims nus ou sur cadres, que si le vendeur vous certifie par écrit que ces essaims ne sont pas issus de colonies importées d’Italie depuis 2014.


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Rucher-de-Jacques-FRENEY-en-montagne



Jacques FRENEY, Apiculteur et Vice-Président du syndicat d’apiculture du Rhône, a constaté ces dernières années une hausse considérable des mortalités hivernales des colonies d’abeilles ayant butiné sur les arbres fruitiers des Monts du Lyonnais.

Les analyses révèlent la présence dans le pollen d’acétamipride, un puissant insecticide néonicotinoïde pulvérisé sur les arbres fruitiers avant et pendant la floraison. Il bénéficie de la mention "Abeilles".

Les résultats de cette étude réalisée sur 40 années de 1973 à 2013 ont été exposés lors de la conférence de presse organisée par l’UNAF à Paris le 11 février 2014.


Voici le texte de cette intervention

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Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche.

Abeille intoxiquée : elle ne reviendra pas à la ruche ...

Traitements contre la chrysomèle du maïs, traitements contre la mouche du brou de la noix, traitements de la flavescence dorée de la vigne, traitements par enrobage des graines de semences avec des molécules de Thiamétoxam, Imidaclopride…, traitements des arbres fruitiers avant ou pendant floraison … :

Les abeilles ne reviennent pas à la ruche.

Il ne faut donc pas s’étonner de la disparition de nos colonies malgré toutes les campagnes de désinformation que nous subissons.

Les abeilles et les apiculteurs ne peuvent plus résister

80 % des ruchers du département du Rhône sont des ruchers sédentaires et ne peuvent pas être déplacés. Leur survie dépend maintenant uniquement des décisions départementales, régionales, nationales, et européennes qui ne vont que très rarement dans le sens de la protection de l’abeille.

Rares sont nos élus qui défendent réellement notre cause.

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Pour découvrir nos abeilles ...

Découvrir nos abeilles

Il était une fois ... une époque, où les abeilles n’étaient pas exterminées par les pesticides ...

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Syndicat d’Apiculture du Rhône - 13 juillet 2019

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